CNRD 2025-2026
Le thème de la session 2025-2026 du Concours national de la Résistance et de la Déportation est "La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948)".
Le 7 mai 1945, l’Allemagne nazie capitule sans conditions à Reims, au quartier général des forces alliées du général Dwight Eisenhower. Le 8 mai 1945, cette capitulation est confirmée à Berlin au quartier général des forces soviétiques. Ce même jour, à 15 heures, la fin officielle de la Seconde Guerre mondiale en Europe est annoncée sur les radios par les principaux chefs d'État et de gouvernement alliés. Alors que le territoire français est pratiquement libéré depuis le mois de septembre 1944, c’est au cours de ce mois de mai 1945 que les prisonniers de guerre et déportés rentrent des camps d’Allemagne. Mais que sait-on de la réalité concentrationnaire en France au printemps 1945 ? Les premiers récits des rescapés de "l’enfer concentrationnaire" témoignent des atrocités nazies commises dans les camps de concentration. Les Actualités cinématographiques dévoilent aussi en avant-première des séances de cinéma ces images de l’horreur concentrationnaire filmées par des correspondants de guerre au moment de la libération des camps par les troupes britanniques ou américaines. Des expositions itinérantes interdites au moins de seize ans sont organisées comme celle inaugurée au mois de juin 1945 à Paris au Grand Palais.
Les juifs, considérés par le régime nazi comme les « ennemis mortels » de la « communauté du peuple allemand (Volksgemeinschaft) n’avaient pas vocation à être détenus dans les camps de concentration. Ils étaient principalement déportés pour mourir en famille dans des centres de mise à mort. Pour les déportés juifs depuis la France, la destination c’était Auschwitz-Birkenau ou, dans une moindre mesure, à Sobibor.
Simone Veil déportée à Auschwitz-Birkenau à l’âge de 16 ans avec sa mère et sa sœur se souvenait dans un discours prononcé à Amsterdam, le 26 janvier 2006 : "Ce retour a été, je le répète, terrible : nous étions seuls, enfermés dans notre solitude, d’autant plus que ce que nous avions vécu personne ne voulait le savoir. Qui dans l’Europe libérée du nazisme se souciait vraiment des survivants d’Auschwitz ? Nous n’étions pas des résistants, nous n’étions pas des combattants, pourtant certains étaient de vrais héros, et pour l’histoire qui commençait déjà à s’écrire, pour la mémoire blessée qui forgeait ses premiers mythes réparateurs, nous étions des témoins indésirables."
Le service éducatif des Archives départementales propose une sélection de documents issus des fonds conservés aux Archives départementales de l'Ardèche.






































